L’amour avec un grand H, l’histoire de mon accouchement

 

 

Nous y voilà. J’attendais avec impatience de pouvoir vous écrire cet article. Celui où j’allais parler pour la toute première fois de notre deuxième enfant. Par où commencer… Il y a tant de choses à dire sur ce deuxième coup d’amour qui en l’espace d’une seconde chamboule à nouveau votre vie à jamais.

Cela faisait plusieurs mois que je l’attendais que je souhaitais le découvrir, connaître ce secret que lui-seul connaissait (ainsi que quelques médecins) et avec tout ce qu’il s’était passé depuis le mois de Mars je n’arrivais plus à tenir, il fallait qu’il arrive.
Je ne vais pas vous faire d’article détaillé sur ce deuxième accouchement tout simplement car celui-ci ressemble à s’y méprendre à celui que j’ai vécu pour Agathe, en revanche dans cet article je vais vous conter comment j’ai vécu les dernières 24h avant d’accoucher mais aussi les différences niveau organisation, départ à la maternité, lors de l’accouchement. Je vous raconterai aussi les mesures prisent pendant cette période si particulière que fût le dé-confinement.

 

J’espère que vous êtes prêtes car vous entrez désormais dans une vraie bulle d’amour.

Comme vous le savez, j’ai accouché à la fin de ce joli mois de Mai. Mois de beau temps, de beaux projets, de chaleur, de dé-confinement. Oui, après plus de cinquante cinq jours d’attente, d’angoisse, de stress j’ai enfin pu lâcher la pression, rêver de l’arrivée de ma maman auprès de moi, me sentir plus apaisée. Le confinement, je ne l’ai pas mal vécu en soi et du fait que nous vivons en maison cela serait vraiment mal placé de ma part de me plaindre sur nos conditions de vie pendant ces deux mois. En revanche, j’ai mal vécu la séparation avec mes proches, ce fût une étape très difficile et qui a eu des conséquences sur ma fin de grossesse avec des contractions chaque jours, une pubalgie, une baisse de tension fréquence, des petits soucis au coeur, une baisse de moral et un col ouvert assez tôt. Mais mis à part tous ces maux je suis restée focus et j’ai travaillé corps et âme afin de me changer les idées. Cette période m’aura vraiment inspiré pour beaucoup de projet de création de contenu, j’ai réussi à me surprendre moi-même quant à ma créativité et je suis vraiment contente, fière (oui je peux le dire) de ce que j’ai réussi à créer pendant cette période si particulière de notre vie.
Tout au long de ma grossesse, mon petit garçon, mon Honoré m’aura aidé à garder la tête hors de l’eau, il m’aura inspiré de belles choses, il m’aura animé d’une créativité sans précédent, et pour ça je le remercie chaque jour, si si je vous jure.

Dans cet article je vais aussi vous faire des révélations, comme par exemple la date du terme, le nom de ma maternité. Toutes ces choses je les avaient volontairement cachées à vous, ma communauté, je n’avais pas envie de recevoir tous les jours des messages me demandant si j’étais à la maternité ou même que l’on veuille me faire parvenir fleurs, chocolats ou même tentatives de visites sur place (comme j’avais pu le vivre avec Agathe…). J’avais un vrai besoin d’indépendance, de garder cette grossesse pour nous.

Vous le savez si vous me suivez sur Instagram, j’avais en tête deux dates pour l’accouchement: le 30 Mai ou le 1 er Juin. Oui je sais c’est un peu ridicule mais que voulez vous, quand on est enceinte on fait parfois des fixettes sur certaines choses et pour moi c’était sa date de naissance. Le 30, c’était pour faire un petit clin d’oeil à la date de naissance d’Agathe qui est le 30 Décembre. Je me disais que deux bébés du 30 aurait pu être un joli signe de la vie. Pour le 1er Juin c’était simplement pour le début d’une nouvelle histoire, d’un nouveau mois tirant un trait définitif sur la période de confinement, le re-nouveau en somme.
Je trouvais qu’un petit bébé de Juin c’était joli comme tout. La date d’accouchement étant prévue le 3 Juin je ne prenais pas trop Il y avait une date que je redoutais, c’était le 29 Mai, date de décès d’Harlem je n’avais pas envie d’associer la naissance de mon deuxième enfant à celle-ci, et j’ai eu chaud à un jour près je tombais sur cette maudite date. Coup de chance pour moi.

En revanche ce que vous en savez pas et qui a été (j’en mets ma main à couper) le déclencheur de mon accouchement c’est… ma maman. Là vous vous demandez surement comment, pourquoi ma maman à joué un rôle majeur dans cet accouchement? Voici donc le récit de mes dernières heures enceinte.

Le 29 Mai à 11h30 j’ai enfin pu retrouver après plus de deux mois de séparation ma maman. Quel bonheur de pouvoir la prendre dans mes bras, la savoir près de moi, de nous pour l’arrivée de notre deuxième enfant. La date du terme étant le mercredi 3 Juin elle avait fait en sorte de prendre suffisamment de jour pour me voir partir à la maternité et aider François à gérer notre Agathe pendant mon absence. Une fois qu’elle a posé le pied dans notre maison un poids énorme s’est enlevé de mes épaules, ma gorge serrée pendant ces deux derniers mois s’est enfin libérée: je pouvais aller accoucher sereinement avec François tout allait bien se passer. Bien évidemment nous avions un plan B et C si ma maman n’avait pas pu être là pour garder Agathe (ma soeur et mes beaux-parents) mais j’étais rassurée de la savoir avec ma mère au moment de me rendre à la maternité, un stress/une anxiété en moins dans ma liste, je prenais sans hésitation.
Nous avons passé une excellente journée et je n’ai eu ce jour-là aucune contractions douloureuses, je me suis donc dit que le bébé n’arriverait pas avant quelques jours, j’allais pouvoir souffler un peu, prendre du temps pour moi avant son arrivée même si je priais pour que ce petit ange naisse le 30 Mai afin de faire un clin d’oeil à la date de naissance d’Agathe comme je vous l’ai expliqué plus haut.
Sauf que… Dans la nuit du 29 au 30 Mai autour de 3/4h du matin, j’ai eu des contractions. Pas forcément douloureuses mais suffisamment désagréables pour qu’elles me réveillent et que j’aille prendre mon petit train de spasfons. Vers 4h30 je me suis rendormie, fausse alerte, mais la journée ne faisait que commencer. Vers 7/8h rebelote, sauf que là, j’ai un peu plus mal mais j’arrive toujours à gérer. Je ne suis pas au point de ne plus pouvoir parler quand on s’adresse à moi. Agathe se réveille et je descends dans le salon avec elle et m’allonge avec ma tisane de feuille de framboisier sur le canapé pour regarder un petit dessin animé avec ma fille (pas de commentaire, honnêtement c’était impossible pour moi de faire faire une activité sans écran à ma fille à ce moment là donc oui, dessin animé). Ma mère descend et je lui explique que j’ai des contractions mais pas encore assez proches et douloureuses pour tirer la sonnette d’alarme, mais je le sens, plus les minutes passent plus elles sont intenses. A un moment je me rends aux WC et je me rends compte que je perds un peu de sang, ça ne coule pas en goutte mais c’est comme un début de règles. Là honnêtement je panique, j’appelle ma mère et lui demande d’aller demander à mon beau-père urgentiste (qui dort à l’étage) ce qu’il faut que je fasse. La réponse est claire: je dois appeler la maternité, les prévenir que je perds un peu de sang et que j’arrive pour un contrôle. Ce que je fais immédiatement en me disant qu’à tous les coup c’est le bouchon muqueux et que je vais rentrer chez moi 2h plus tard, une nouvelle fois pour une fausse alerte.

En terminant de préparer mes affaires, les contractions s’intensifient (toujours vraiment gérables) et j’ose penser que c’est le Jour J, un samedi 30 Mai aux alentours de 10h/10h30, exactement comme pour Agathe.
Nous partons en voiture à la maternité après avoir laissé Agathe qui ne s’est absolument pas préoccupée de mon départ étant déjà en train se baigner dans la piscine, tant mieux me direz-vous. Tout ce que je redoutais sur ce départ à la maternité à été vraiment très bien géré: je suis donc partie le coeur léger et motivée comme jamais, pleine d’espoir.

11h30, arrivée à la maternité plus aucun doute j’étais bien en travail, les contractions étaient toutes les 4/5 minutes maximum et j’espérais être au moins dilatée à 3cm en arrivant afin de pouvoir bénéficier de la péridurale.
Le douleur des contractions était totalement gérable et je rigolais avec François dans la voiture, les couloirs etc… Je suis accueillie directement par Fabienne la sage-femme étudiante en salle d’accouchement afin de procéder aux premiers contrôles. Coup de chance il n’y avait personne qui accouchait dans le service ce jour-là, j’avais la maternité et les professionnels de santé pour moi toute seule, une vraie princesse.
J’étais bien en travail, le bébé allait arriver, pas de soucis avec les saignements c’était normal et… j’étais dilatée à 6cm. Les yeux ronds j’étais étonnée de savoir que c’était la dernière ligne droite, dans quelques petites heures notre bébé allait arriver et je n’avais aucune douleur, le bonheur. On m’a demandé ce que je souhaitais faire: péridurale, pas péridurale. Je leur ai répondu que comme je ne souffrais pas je pouvais attendre mais que je souhaitais dans tous les cas bénéficier de la péridurale car je ne m’étais pas préparée à un accouchement « naturel » et que j’avais peur de perdre pied au dernier moment, de paniquer et de souffrir inutilement.

12h30, l’anesthésiste est arrive et me pose la péridurale, comme d’habitude sans douleur et là j’ai eu quelques petits moment de moins bien. La tension qui chute, la tête qui tourne, tout ce que j’avais déjà eu pour Agathe mais au bout de 10/15min ça passe et je me sens mieux après avoir bu un peu d’eau.

13h00, le bébé travaille bien, je suis à 8cm, comme pour Agathe tout va très très vite, on me propose de me redresser un peu afin de l’aider à descendre dans le bassin, sauf que épisode deux: en me redressant une douleur affreuse se déclenche sur le coté gauche de mon corps, vers les côtes. Une douleur horrible avec l’impression que l’on venait de me casser toutes les côtes avec une batte de baseball. J’en ai les larmes aux yeux, moi qui rigolais et qui parlais avec tout le personnel médical depuis mon arrivée je n’arrivais plus à respirer, à contrôler cette douleur insoutenable. Honnêtement j’ai paniqué, je me suis dit qu’il y avait un soucis avec le bébé, puis que finalement la péridurale n’avait pas fonctionné et que c’était ça la vraie douleur des contractions et que je devrait accoucher de cette façon. L’anesthésiste est arrivé et je pense que même lui n’a pas vraiment compris ce que cela pouvait être. Parfois le corps humain réagit a certains produits et le mien à réagi de cette façon…Quelle chance j’ai eu. Il m’a remis un peu de produit dans la pédirurale et c’est finalement passé en quelques minutes, ouf. Attention, je tiens à rassurer les futures mamans, chaque corps est différent, ce qui s’est passé pour moi ne veut pas dire que cela vous arrivera aussi, pas de stress!

A 14h15, la sage-femme vient me proposer de rompre la poche des eaux du fait qu’elle ne s’était pas rompue naturellement, cela allait aussi aider à terminer de faire descendre le bébé. A 14h j’étais à 9cm presque 10, tout allait très vite et mis à part le double épisode péridurale tout allait super bien. On écoutait la musique avec François, on appelait avec nos proches en FaceTime, on rigolait. C’était vraiment une belle journée.

A 15h, je suis à 10, on décide d’attendre que le bébé soit bien engagé dans le bassin pour commencer à pousser, je demande aux sages-femmes de me conseiller une nouvelle position (sur le coté la jambe droite un peu en hauteur) pour faire descendre encore un peu le bébé afin de commencer à pousser qu’au dernier moment et d’éviter d’être ko en quelques minutes. N’ayant pas eu le temps de manger le matin j’avais peur de fatiguer rapidement (comme pour Agathe) du coup on attend mais je sens clairement que je vais avoir envie de pousser très rapidement.
Et c’est exactement ce qu’il va se passer, 20/30 minutes plus tard impossible de rester plus longtemps sur le côté, il faut que je pousse, j’appelle donc toute l’équipe pour LA dernière ligne droite et rencontrer notre bébé. A ce moment là j’ai tellement hâte, je suis tellement impatiente de même pour François. C’est le moment il faut que je donne tout. Je suis en confiance totale, les deux sages femmes sont là (Fabienne l’étudiante et Adélaïde qui la supervise) ainsi que l’auxiliaire et on continue de discuter comme si nous étions en consultation.
Dans la salle d’accouchement, pas de cris, pas de stress, pas d’angoisse, nous sommes dans une atmosphère très douce et agréable. Nous rigolons, nous discutons, elles m’expliquent les dernières étapes et on y va.

En moins de 20minutes, notre deuxième bébé était là. Je me souviens du moindre détail, de toutes les sensations. Je n’ai eu aucune douleur, je l’ai juste senti naître et tout cela dans le calme, la joie et l’amour.
Nous avions demandé à Fabienne la sage-femme de nous annoncer le sexe de notre bébé, nous ne souhaitions pas le découvrir nous-même car au moment de la naissance nous étions une équipe, François, moi, Fabienne, Adélaïde et nous trouvions normal qu’elles partagent avec nous cette découverte, ce moment unique dans notre vie.

 

Un petit garçon, c’est un petit garçon.

Cette phrase je l’ai répété au moins vingt fois, comme une formule magique ou une prière que l’on répète indéfiniment afin qu’elle se réalise. Moi, Capucine, j’étais devenue maman d’un petit garçon, le seul et l’unique de notre famille de femmes. J’en ai eu le souffle coupé tant j’étais heureuse et fière de découvrir, de sentir, de toucher mon fils pour la toute première fois.
Nous avons avec François pleuré de longues minutes de joie, de bonheur, de fierté en découvrant notre fils, Honoré.

 

Une fille et un garçon, le choix de la Reine. 

A 15h46 nous sommes devenus parents pour la deuxième fois dans la douceur, l’amour. Je n’ai eu aucun maux, aucun « séquelles » de cet accouchement. Pas d’épisiotomie, pas de déchirure. J’y suis allée confiance, rassurée, j’ai écouté les sages-femmes, elles ont encore une fois été d’un réel soutien pendant ces quelques heures de travail et d’accouchement. Sans leur aide j’aurai pu flancher à tout moment mais elles ont su, tout comme pour Agathe, me motiver et me préparer afin que tout se passe parfaitement bien.
Certaines diront que cet article est une version Instagram de mon accouchement, embelli, romancé mais non… J’ai vécu un accouchement plus que parfait pour la deuxième fois, accompagnée de trois personnes exceptionnelles et de l’homme que j’aime, c’est tout simplement le deuxième plus beau jour de ma vie et je suis aujourd’hui très nostalgique de cette journée, de ces deux journées (avec la naissance d’Agathe) que j’aimerai tant revivre.

 

30 Décembre 2017, 30 Mai 2020, deux dates à jamais gravées dans mon coeur pour mes deux beaux enfants.

Deux petites personnes fruits de notre amour avec François. Deux bébés que j’apprends à connaître chaque jour, qui me surprennent, qui me rendent plus forte, qui me rendent meilleure instants par instants, câlins par câlins, baisers par baisers.
Comme je l’avais prédit: quand tu as un deuxième enfant, ton coeur devient plus grand, c’est la beauté de la maternité. 

Pour ce deuxième accouchement j’au eu tout ce que je souhaitais: mon François auprès de moi, ma maman, une Agathe sereine, une date de naissance symbolique, un travail et une délivrance sans douleur et… un beau petit garçon. Mon Honoré.

 

 

 

2 Commentaires

  1. jammes
    29 juin 2020 / 20 h 56 min

    j ai lu avec attention et apaisement cette merveilleuse naissance, vous savez quoi, tel que vous le resumez, j y etais, c est tellement bien ressenti, les details sans trop rentrer dans les details intime, l attente, le stress, jus qu a la delivrance et cette nouvelle vie qui s offre a vous, une jolie histoire a 4 a continuer,
    bravo a vous, je vous dis bravo car je suis aide soignante et j encadre les eleves et elles ont un module communication qui doit etre la pour exprimer une situation ressentie, vecue, leurs emotions, leurs frustrations, leur questionnement, leurs attentes , vous avez parfaitement passe cet examen si je puis me permettre , soyez pleinement epanouie dans votre jeune vie de maman, soyez sure de vos choix et laissez les langues de vipere deversees leurs venins.nous sommes maman, j en ai 5 et personne ne m a dicte la conduite a tenir , seule notre coeur parle et nous guide pour leur assurer un bel avenirun allaitement qui se passe merveilleusement bien , j en ai allaite 3 que du bonheur,profitez, profitez,

  2. Depouilly
    30 juin 2020 / 8 h 56 min

    Merci pour ce beau partage… tu nous laisses entrer dans ta bulle d’intimité… ma fille est née à quelques jours de la tienne à Lyon ( ville ou nous étions à l’époque ) et je suis enceinte enfin de mon deuxième enfant au bout de long mois d’attente… j’espère secrètement un petit garçon la date d’accouchement tombe à un jour près a celui de ma fille et au mien … coïncidence… c’est toujours avec un grand plaisir que je te suis sur Instagram, une vraie parenthèse pour moi ! Merci pour ce beau travail, pour ton naturel, ta franchise… je te souhaite beaucoup de bonheur à vous quatre. Bien affectueusement une fidèle admiratrice… Julie

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